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The 18th century French novel Les Liaisons dangereuses, by Pierre Choderlos de Laclos, examines the twin passions -- seduction and destruction -- of two former lovers, the Vicomte de Valmont and the Marquise de Merteuil.

Here is a reasonably close photographic depiction of their relationship:

My friend Jehanne recommended the book, describing it as a lengthy collection of letters written in old-timey French -- not a very tempting endorsement, I admit. But, nothing ventured, nothing gained -- and fortunately for my attention span, I was hooked from the first page, a “Warning to Readers”:

            « Nous croyons devoir prévenir le Public que, malgré le titre de cet
            Ouvrage, et ce que dit le Rédacteur dans sa Préface, nous ne
            garantissons pas l’authenticité de ce Recueil, et que nous avons même
            de fortes raisons de penser que ce n’est qu’un Roman. »

            {We find it our duty to warn the Public that, in spite of the title of this
            Work, and what is written by the Editor in his Preface, we cannot
            guarantee the authenticity of this Collection and even have strong
            reasons to believe that this is nothing more than a Novel.}

Has any other author so embraced the artifice of his craft? I was tickled. Laclos continually returns to this tension, such as when the “Editor” explains why a lost letter is missing from the sequence, or informs us that other letters were excluded because they were tedious and did not advance the story. In the instance I like most, the Marquise de Merteuil scolds the Vicomte de Valmont for confounding love and fidelity:

            « Celui qui s’en abstinent [des infidélités] aujourd’hui passe pour
            romanesque ; et ce n’est pas là, je crois, le défaut que je vous
            reproche. »

            {In our time, he who abstains [from infidelity] passes for a romantic;
             and that, I believe, is not the fault I reproach in you.}

In French, the twist is that the word romanesque (“romantic”) comes from the French roman (“novel”) and can also be translated as “fictional.” In other words, the Marquise de Merteuil is taking care not to accuse Valmont of being a character in a novel.
 
But these types of winks to the reader do not unduly interrupt the flow of the narrative, which is so engrossing that one tends to keep the book close at hand until it’s finished. Valmont and the Marquise de Merteuil engineer downfalls, humiliations, and disgraces with casual delectation. They prey upon the innocent, the virtuous, and the merely convenient. Their adventures are contemptible, but also titillating -- any rising sentiment of moral outrage is quashed by the fact that book is so much fun.

The central action of the novel revolves around Valmont and the Marquise’s plan to revenge themselves upon two ex-lovers by corrupting the virginal daughter of a certain Madame de Volanges. The plot is thick and thickens, and Laclos skillfully weaves together the letters so that the narrative seems oddly natural. I admit to never having read another epistolary novel, but this time, at least, the trope worked.

In their machinations regarding the young Mademoiselle de Volanges, Valmont and the Marquise would not be content with a mere deflowering. Valmont, her corrupter, goes so far as to use “only the technical term” for certain love acts, with the goal of providing a nasty surprise for her fiancé on his wedding night. Valmont and the Marquise possess a perfect cynicism: take this gem from the Marquise de Merteuil:

            « Ne souvient-il plus que l’amour est, comme la médicine, seulement l’art
            d’aider la Nature ? »

            {Is it not often said that love, like medicine, is only the art of helping
            Nature?}

And yet the Marquise and Valmont both refer continually to their “principles”: together, they have created an ethical code that is as coherent as it is straight out of Bizarre-o World. Their cruel and sadistic Weltanschauung, which justifies all manner of horrors, is opposed by that of the “virtuous” class of characters -- the elderly Madame de Rosemonde, Madame de Volanges, and the benighted Présidente de Tourvel, the final victim of Valmont’s passions. These characters hold equally dear the values of fidelity, benevolence, and belief in God -- yet this seems no more than a helpless attempt at rebuttal to the depravity of Valmont and the Marquise. As for Laclos, we don’t know which side he favors. His work is a masterpiece of the philosophy of the Marquise and Valmont -- has it endured because it reveals not an essential noble truth, but rather an essential vileness in the human spirit? This would certainly put a damper on what was otherwise a lively read.

In the end, Laclos chooses to punish the sins of the guilty, but also the innocents caught up in their sinister maneuverings. As the French would say, il a coupé la poire en deux (“he split it down the middle”). I found it disappointing -- was he unwilling to judge his characters too harshly because they would be his posterity? Or was he really as conservative as Madame de Volanges, whose final letters bemoan the mortal risk of a "single dangerous liaison"? I tend to think it’s the former -- a prodigal son is, after all, still a son.

-- Sarah Dalglish

 


Comments

Jehanne

Sat, 06 Dec 2008 13:00:29

Le moment le plus dechirant du livre. Qui n'a pas eu son petit coeur brise en mille morceaux a la lecture de ce passage?
"On s'ennuie de tout, mon Ange, c'est une Loi de la Nature; ce n'est pas ma faute.
Si donc je m'ennuie aujourd'hui d'une aventure qui m'a occupé entièrement pendant quatre mortels mois, ce n'est pas ma faute.
Si par exemple, j'ai eu juste autant d'amour que toi de vertu, et c'est surement beaucoup dire, il n'est pas étonnant que l'un ai fini en même temps que l'autre. Ce n'est pas ma faute.
Il suit de là, que depuis quelques temps je t'ai trompée : mais aussi, ton impitoyable tendresse m'y forçait en quelques sorte! Ce n'est pas ma faute.
Aujourd'hui, une femme que j'aime éperdument exige que je te sacrifie. Ce n'est pas ma faute.
Je sens bien que voilà une belle occasion de crier au parjure : mais si la Nature n'a accordé aux hommes que la constance, tandis qu'elle donnait aux femmes l'obstination, ce n'est pas ma faute.
Crois-moi, choisis un autre Amant, comme j'ai fait une autre Maitresse. Ce conseil est bon, très bon : si tu le trouves mauvais, ce n'est pas ma faute.
Adieu, mon Ange, je t'ai prise avec plaisir, je te quitte sans regret : je te reviendrai peut- être. Ainsi va le monde. Ce n'est pas ma faute"

Les Liaisons Dangereuses est une lecon de realisme cynique et de froids calculs donnee par des personnages pourtant tellement faillibles et vulnerables aux passions qu'ils pretendent mepriser. Ce livre est incroyable.

 

Jehanne

Sat, 06 Dec 2008 13:13:27

Regarding your conclusion on the "morality" of the end, I did not really agree but couldn't quite express why. Since I am a poor writer and a great plagiarizer, here is what a literary website has to say about it and it words my thoughts better than I would have myself:

"Si le dénouement était parfaitement moral, les personnages positifs triompheraient, au détriment des personnages négatifs. Or Mme de
Tourvel, la plus positive des figures féminines de l’œuvre, meurt d’avoir trop aimé ; Cécile, qui est loin d’être entièrement positive, du fait de sa sottise, sort du couvent au début de l’œuvre pour le réintégrer à la fin. Danceny, qui n’a pas résisté au charme vénéneux de Mme de Merteuil part pour Malte, désillusionné. Seule Mme de Volanges et Mme de Rosemonde demeurent. Mais la première a contribué au désastre en se faisant l’écho des rumeurs qui font et défont les réputations, et en restant aveugle et sourde à ce qui se tramait autour d’elle. Quant à Mme de Rosemonde, si elle incarne un certain bon sens et paraît assez sympathique, son grand âge la tient toujours en dehors de la société.
De plus, les personnages négatifs ne sont pas punis de façon exemplaire. L’amour de Valmont pour la Présidente, qui transparaît dans certaines lettres, sa mort en duel, qui s’apparente à un suicide d’amour, rachètent le personnage. Quant à Mme de Merteuil, on peut hésiter entre deux interprétations : la première voit en Mme de Merteuil la seule rescapée du désastre : bien que borgne et désargentée, elle peut encore survivre, et même recommencer à vivre, selon ses " principes " (lettre 81) libertins. Son physique peut devenir un atout pour feindre l’austérité, et son esprit est intact. La deuxième interprétation privilégie la défaite de Mme de Merteuil, puisque celle-ci a perdu des armes essentielles, la beauté et l’argent. Quoi qu’il en soit, Mme de Merteuil survit au désastre. Enfin, il convient de s’intéresser au personnage de Prévan : rival de Valmont, qui comme lui a perdu bien des femmes, humilié par Mme de Merteuil, il est, in extremis, réhabilité. Que faut-il penser de cette réhabilitation, et plus loin, de la société, qui fait et défait des réputations ? Laclos rejoint ici son maître, Rousseau, puisqu’il pense, comme lui, que le mal est enraciné non dans l’homme, mais dans la société. Cependant, Les Liaisons dangereuses ne sont pas un roman à thèse : en dernier recours, la fin, loin d’être univoque, laisse la place à l’interprétation personnelle du lecteur. Jean Fabre, lui, a tranché: " Les Liaisons dangereuses restent un roman prestigieux, dans la mesure même où Laclos n'a pas réussi à en faire un roman moral."

 

Sarah Dalglish

Sun, 07 Dec 2008 14:46:33

Mais justement ! Il y a des punitions pires que d'autres, ceci est certain -- mais que donc penser de la sort de la Marquise de Merteuil ? Elle a été épargnée en quelque sorte. Il est vrai qu'aucun des « bons » personnages ne meure (à part la Présidente de Tourvel), mais leurs destins n'en sont point plus heureux. Et la « réhabilitation » de Prévan ? Les personnages de Laclos jugent, oui, mais lui ne juge pas, ou cela dans le sens qu'il comprend encore l'humanité de ses dévergondés (car c'est ça, Valmont et la Marquise !).

En effet, c'est un des aspects que j'ai le plus apprécié chez Laclos -- la vie propre de ses personnages, le petit monde qu'il a créé qui avance de son propre gré. Ce sont des personnages autonomes ; ce sont des bijoux dans le canon littéraire.

PS Tout à fait d'accord sur le premier passage que t'as cité. Et t'as raison de dire qu'eux aussi sont vulnérables aux passions ... est-ce peut-être ça l'humanité de Valmont et la Marquise ?

 

james

Tue, 09 Dec 2008 03:55:16

i couldn't agree more

 



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